La certification de l'obtention d'un diplôme via un Smart Contract ancré dans la blockchain.

La certification de l'obtention d'un diplôme via un Smart Contract ancré dans la blockchain.

Et si l’UPEM proposait à ses nouveaux diplômés le moyen de prouver l’authenticité de leur diplôme et l’acquisition des compétences associées auprès de leur futur recruteur  !

Et ce en utilisant la blockchain ?

Selon le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement et de la Recherche, en France, jusqu’à 30% des CV transmis par les candidats aux cabinets de recrutement présentent des diplômes “de façon abusive ou inexacte”. En effet, si rien n’empêche un candidat de gonfler son CV, personne n’est aujourd’hui en mesure de vérifier les compétences prétendues acquises d’un candidat lors d’une entretien d’embauche.

Exit les discours tièdes teintés de scepticisme, les appels à la prudence ou encore la mise en avant des activités illégales sur la Blockchain. Place à un constat clair et net : la Blockchain c’est bien LA confiance, confiée à des algorithmes et non à des personnes ou des institutions. Les avantages sont énormes, les enjeux gigantesques et l’enseignement supérieur pourrait tout à fait s’inscrire dans cette deuxième révolution numérique.

L’ancrage de données dans la blockchain consiste à utiliser les propriétés de résilience et d’immutabilité afin de lier une donnée à un registre public, infalsifiable et immuable. Ce processus lie une donnée à une transaction cryptographique horodatée, prouvant par là même que la donnée existait bien déjà en l’état à la date de la transaction. La preuve fournie en retour (le reçu d’ancrage) sera vérifiable indépendamment par toute personne disposant de la donnée ancrée et du reçu d’ancrage correspondant.

diplome.gouv.fr : création du service d’attestation numérique des diplômes

Objectif : le diplômé pourra récupérer dans son espace diplome.gouv.fr, une attestation numérique d’obtention de diplôme avec un code d’identification unique.
Unique en Europe, ce service public devrait permettre de délivrer des attestations de diplômes certifiées pour l’ensemble des diplômes nationaux visés par l’État et conférant un grade universitaire.

Chaque année, ce sont environ 80 000 demandes d’attestations de diplômes qui sont effectuées auprès des services académiques, ce qui est peu pratique pour les diplômés et qui représente un coût important pour l’administration. Cela pourrait concerner un flux annuel de plus de 1,6 millions de diplômes pour le secondaire et 500 000 pour l’enseignement supérieur, soit 2,1 millions au total à partir des diplômes délivrés en fin d’année 2016-2017. Ce service annoncé progressivement étendu, à partir d’avril 2017 à l’historique de ces diplômes délivrés et archivés informatiquement, soit 25 millions de diplômes environ.

On en sait un peu plus sur l’état d’avancement du projet sur le site simplication.modernisation.gouv.fr qui semble tout de même prendre du retard, espérons qu’il voit le jour sous notre nouveau gouvernement.

Est-ce la mission des Universités et Grandes écoles que d’offrir cette preuve à ses étudiants afin de favoriser leur employabilité ? Autrement dit réussir là où Linkedin et les CV actuels échouent ?

Certain y ont déjà réfléchi, j’ai déniché deux exemples qui propose ce service :

  • L’école supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (ESILV), basée à La Défense > ici
  • Le IMT Atlantique parcours Télécom Bretagneici

Tout deux délivrent en plus de leur diplôme papier, une version numérisée de celui-ci accompagnée d’un certificat d’authenticité pour vérification dans la blockchain de Bitcoin.
La reconnaissance institutionnelle et privée des ancrages sur la blockchain est en train d’émerger et constitue pour moi une innovation à surveiller de près !

Une première intuition : utiliser cette méthode de signature digitale en lien avec la plateforme d’E-learning.

Si l’approche par compétences est au cœur des enjeux pédagogiques d’aujourd’hui et de demain : faire prendre conscience à nos étudiants qu’à l’issue de leurs apprentissages et de leurs recherches, ils développent de véritables compétences qu’ils se devront de valoriser pour intégrer le monde professionnel, pouvons-nous nous servir de la technologie numérique pour augmenter leur crédibilité ?
Notre plateforme d’E-learning répond à cette problématique en partie, c’est actuellement l’outil incontournable choisi par l’Université qui permet l’attribution de compétences via des activités pédagogique évaluées en continu ou par attribution manuelle de l’enseignant. En même temps que la mise en application technique du « nouveau » paradigme d’enseignement murie, je veille sur une nouvelle technologie qui permettrait probablement de mettre en œuvre cette idée : l’Ethereum. Cela grâce au développement d’une dApp (application décentralisée) qui s’assurerait de la validation des compétences et du Diplôme (validation du Smart Contract) et ancrerait les profils universitaires UPEM dans la Blockchain.

Qu’est-ce qu’Ethereum ?

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